Dossier rétrospectif : cette édition complète les archives du Journal. La date de publication ci-dessus correspond à sa mise en ligne réelle.
Un meuble bien revendu n’est pas forcément une opération rentable. Séparez calcul fiscal, coûts et temps de travail.
Deux calculs, deux décisions
La TVA sur marge n’est pas une remise accordée aux brocanteurs. Son application dépend notamment des conditions dans lesquelles le bien a été acquis. Le BOFiP explique le régime des assujettis-revendeurs. Avant de calculer quoi que ce soit, faites confirmer votre régime et celui de l’opération par votre comptable.
Pour piloter l’activité, il faut un second tableau : celui de ce qui reste réellement après l’achat, le déplacement, la remise en état, le stockage et la vente. Ce tableau de gestion ne remplace pas le calcul fiscal. Un trajet de récupération coûte de l’argent même lorsqu’il n’entre pas dans votre définition du prix d’achat fiscal.
Un exemple de gestion, pas une déclaration
Prenons une commode achetée 100 euros et proposée 300 euros. Les 200 euros d’écart ne sont pas un bénéfice net. Ajoutez, dans votre suivi interne, le carburant réellement engagé, les fournitures, l’éventuelle sous-traitance et le temps passé. Gardez la TVA dans une colonne séparée, calculée selon votre situation.
Vous pourrez alors comparer deux pièces : celle qui offre le plus grand écart achat-vente et celle qui rémunère le mieux une heure de travail. Ce ne sera pas toujours la même. Les chiffres de cet exemple sont fictifs et ne constituent pas un calcul de TVA.
Le geste utile cette semaine
Reprenez vos cinq dernières ventes. Pour chacune, notez les justificatifs disponibles et le temps de préparation. Identifiez un poste oublié récurrent avant de modifier vos prix. Pour observer comment présenter une pièce et son usage, parcourez les commodes et buffets disponibles.
Ce dossier est un repère général de gestion, pas un conseil fiscal personnalisé.